DISCIPLINES
PEINTURES
HUILE: dans l’histoire des arts, la peinture apparaît tardivement (XVe siècle). Le peintre Jan Van Eyck en perfectionne la technique et révolutionne la façon de peindre. En effet, en séchant lentement, la peinture à l’huile permet les repentirs (changement en cours d’exécution) par effacement puis recouvrement, ainsi que la réalisation des fondus et du volume des modèles dans la pâte encore fraîche pour obtenir des effets moelleux. Sa consistance variable offre la possibilité du travail en épaisseur (dans la pâte) et la pose des glacis (transparences).
Au programme découverte des pigments, couleurs, diluants, médiums, siccatifs et vernis, outils, matériaux et supports….Caractéristiques… et mise en pratique sur les motifs.
ACRYLIQUE : l’emploi de l’acrylique date des années 50 en Amérique et fut d’emblée adopté par les peintres du pop art puis par les artistes américains. Liée aux grands formats, elle est synonyme de modernité. Aujourd’hui elle supplante la peinture à l’huile, sans toutefois la remplacer. Sa nouveauté repose sur le liant résineux qui garantit l’éclat, la souplesse, la stabilité des couleurs et leur résistance. Miscible à l’eau cette peinture une fois sèche est indélébile. L’utilisation de médiums spécifiques lui assure l’éclat des coloris et l’homogénéité de la matière picturale. À ces qualités s’ajoutent un temps de séchage très court, allant de quelques minutes à quelques heures selon la température ambiante et la qualité du produit. Son pouvoir couvrant ou transparent est remarquable suivant la dilution choisie. La rapidité de séchage sert la spontanéité, mais elle exige une démarche rigoureuse d’exécution, des travaux préparatoires, voire une maquette.
AQUARELLE & LAVIS: l’ aquarelle est une peinture à la détrempe (peinture à la colle) aux couleurs transparentes liées d’un mélange d’eau et de gomme arabique. Elle favorise le travail d’alla prima (peinture directe sans esquisse) ce qui garantit l’authenticité de l’émotion. La transparence permet de jouer avec le support, le blanc est celui du papier. On utilise 2 techniques simultanément ou séparément : la 1ère dite à sec, la 2ème dans l’humide qui permet des effets de flou, de fondus, de ciels nuageux…
Le lavis est la manière de réaliser d’une seule couleur un fond ou un dessin à l’aide d’encres ou de jus fortement colorés. Le camaïeu s’obtient en ajoutant progressivement de l’eau.
TEMPERA: ce procédé désigne exclusivement la peinture à l’œuf. De tout temps les artistes ont expérimenté l’ajout de liant à leur peinture : lait de figue, caséine, œuf entier, blanc ou jaune d’œuf additionné de vinaigre… L’huile et l’eau n’étant pas miscibles le peintre, pour incorporer le jaune d’œuf (corps huileux) à la détrempe (corps aqueux), les émulsionne et obtient une pâte à la consistance voisine de la peinture à l’huile. Le mélange obtenu est une peinture opaque qui sèche rapidement par oxydation et offre au regard une surface dure et brillante et des coloris d’une grande fraîcheur. Technique adaptée aux miniatures, enluminures et icônes.
DESSINS
DESSIN D’ART : d’après nature, de compositions, d’antiques, de la figure humaine…, avec mise en page, études morphologiques (étude des formes) , proportions, dessin de perspective (comprendre la structure), ébauche et exécution.
Exercices aux crayons gris et de couleur, mine de plomb, pierre noire, craies, fusains, sanguines, pastels secs, stylo à bille, stylo feutre, plume, pinceau… frottage, gravure, monotype… Atelier de Modèle Vivant possible en fonction des inscriptions.
DESSIN DE BD et D’ILLUSTRATION : la BD raconte une action dont le déroulement s’effectue par bonds successifs d’une image à l’autre sans que s’interrompe la continuité du récit. Il y a donc d’abord l’histoire à raconter, le découpage de l’histoire, les textes des bulles.
Puis il faut créer les vignettes (cadre) et la page ou planche avec son organisation (échelle des plans : général, large, moyen, gros, en pied…).
Suivant l’histoire on peut choisir sa façon de dessiner : au trait pur (sans modelé, ni aplats noirs importants) – au traits avec des aplats noirs assez importants qui vont dramatiser l’image – en dessin réaliste : on cherche à donner du relief en mettant en valeur les zones d’ombre et de lumière – en dessin tramé : on utilise une large gamme de demi-teintes réalisées par des traits croisés plus ou moins rapprochés.
Puis on introduit un certain nombre de procédés qui donnent vie aux images : sillages et hachures, pictogrammes (signe schématisés), couleurs : chaudes ou froides pour traduire les vraisemblances, les attitudes et ambiances…
La vignette de BD n’est pas une image que l’on encadre, mais un cadre que l’ont remplit.
L’illustration est le plus ancien procédé de communication par l’image, qui a évolué au fur et à mesure de nouveaux apports techniques. La pub en raffole. La presse également. La mode en fait des shows…Elle s’invite partout. Inventive, réactive, surprenante, cette discipline offre une nouvelle image très tendance. Ses techniques offrent de multiples possibilités d’expression : la plume et l’encre, les crayons gris et de couleur, les encres colorées, les feutres, la peinture… et le tout avec des procédés plus ou moins modernes.
TECHNIQUES MIXTES DE CREATION : L’EXPRESSION PLASTIQUE
Réflexion sur l’acte créateur, son processus et ses moyens techniques. Le fondement de l’esprit créateur étant le renouvellement, il s’agira d’aborder les actions suivantes : Regarder – Faire – Apprendre – Appliquer – Découvrir – Connaître et Apprécier – Inventer et Réaliser – Juger et Évaluer… à travers : le travail de la couleur et des matières, de certains procédés surréalistes, de recherches sur la forme, sur la composition, le rythme, le plein et le vide, les espaces…, les déformations et transformations, le collage et le photomontage, la cinétique visuelle, les techniques de reproductions… Le tout à l’aide de moyens mixtes, un abracadabra de matériaux différents, pour arriver à l’étincelle intérieure. Discipline conseillée aux curieux, aux créatifs et à ceux voulant préparer des concours aux écoles d’art, ou autre.
CALLIGRAPHIE et ENLUMINURE
De « Kalos » signifiant beau, utile… et de « Graphikos » à la fois écriture et peinture, la calligraphie consiste à rechercher le beau dans l’écriture dessinée. Comme en musique elle s’inscrit sur une portée de 5 lignes parallèles sur lesquelles les lettres viennent s’aligner. La forme d’écriture dépendra des proportions du dessin, rapport entre largeur de bec de l’instrument et de la distance qui sépare les lignes.
Calame, plume d’oiseaux (ou rémige), plumes métalliques, pinceaux, tire-ligne…, serviront à l’étude des différentes lettres (ronde, onciale, rustica, caroline, italique, gothique, bâtarde, cursive etc… et aux études des différents styles et procédés plus contemporains avec alliance de calligraphie chinoise. Recherches qui seront enrichies par l’enluminure, les bordures, les rinceaux et arabesques
PEINTURES de DÉCORATION ET HOME DÉCO
LES PEINTURES DE DÉCORATION : ce sont des peintures à effets : chiquetées, projetées, essuyées, chiffonnées, lissées… à l’huile, à l’acrylique à l’eau, à la bière… et des peintures d’imitations : faux-bois (sapin, citronnier, érable, acajou, chêne, bois de rose et de vilolette…) et faux-marbres (petites et grandes brêche, veinés, nuageux, brocatelles…) ainsi que les enduits décoratifs : décors structurés, matièrés, appareillages, effets de pierres, de terre cuite, de bronzes…, dorures…
Pour des projets plus ou moins ambitieux, allant du home déco* à des panneaux panoramiques plus ou moins en trompe-l’œil, destinés à l’extérieur ou à l’intérieur avec comme motif, fenêtre, arcade, colonne, balustres, porte entrouverte, sur un paysage, une pièce….etc.
*HOME DÉCO : terme américain signifiant tous les loisirs créatifs ayant trait à la maison et qui consiste à réaliser des décors sur châssis entoilés avec les outils traditionnels des loisirs créatifs : collage de tissus, rubans, boutons…, ou de papiers, cadeaux, timbres, photos…, peintures, pochoirs, tampons, motifs…une activité à la porté de tous ne nécessitant pas de savoir dessiner.
PEINTURE de TROMPE-L’ŒIL
Peinture qui vise à créer par des effets de perspective l’illusion des objets réels en relief. Ce n’est pas un rendu approximatif, mais une analyse des moindres détails. Il peut être de chevalet avec une représentation d’objets usuels ordonnés ou non, avec rendu des matières telles que verre, céramique, plâtre, papiers, tissus… situés dans une niche, une étagère, une caisse ou un carton… Ou panoramique.